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Le 29 Juin 2010

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Le 29 Juin 2010

Message par cha** le Jeu 23 Déc - 15:56

je l'ai fait pour moi mais je partage !!

Voilà quelque chose que j’aurais dû faire depuis longtemps, mais le temps m’a manqué jusqu’à alors, et mieux vaut tard que jamais…
Le récit de mon accouchement…..

Cela faisait quelques jours que j’en avais véritablement marre, et que je faisais tout ce qui pouvais favoriser mon accouchement : homéopathie, tisane de sauge et de framboisier, marche….. Le samedi 26 juin, nous étions, ma chère mère, ma sœur, mon homme et moi, allés au Parc des Buttes Chaumont. Le dimanche 27, rien de particulier, toujours quelques contractions, à peine plus douloureuses que celles que j’ai eu tout au long de ma grossesse.
Dans la nuit de dimanche à lundi 28, j’ai eu de bonnes contractions. Enfin, je pensais qu’elles étaient « bonnes », mais c’était sans comparaison avec ce qui m’attendait…..

Donc le lundi matin, je me lève, et je vois, sur mon Roger (mon coussin d’allaitement) une petite flaque humide (je dors sans culotte !). Je pense un instant à une fissure de la poche des eaux, qui aurait pu entrainer cet écoulement. Dans le doute, on va aux urgences de la maternité.

Examen classique : monitoring (quelques contractions mais rien de significatif), toucher vaginal pour évaluer le col (raccourci mais fermé), bref, elle me renvoie chez moi en me disant tout de même « je garde votre dossier à l’étage (celui des accouchements), je pense qu’on va vous revoir vite ». héhé

Donc on rentre à la maison, je fais quelques photos pour immortaliser ces derniers instants. A chaque fois que je me rends aux toilettes, je perds un peu de bouchon muqueux. C’est dégueulasse, mais je suis contente car ça annonce l’arrivée de celui que j’attends depuis 9 mois… Bien vu, car vers 18h, la valse commence….

J’ai gardé la feuille où mon copain et moi avions noté les contractions, il faut juste que je remette la main dessus. De 18h à 21h, les contractions étaient +/- régulières toutes les 10, puis 7 puis 15, puis 20, puis…. Mais je sais alors que c’est pour très vite.

Vers 21h30/22h, je n’ai plus aucun doute : c’est pour cette nuit. Les contractions sont terriblement violentes. Je râle comme une bête : oui, ce sont de vraies contractions et toutes les douleurs que j’ai pu ressentir jusque-là n’ont été que pipi de chat. Il est 22h et je tiens à partir le plus tard possible à la maternité. Accoucher sans péridurale, accroupie ou à quatre patte est encore une idée bien présente dans ma tête, je m’y suis préparée, donc pas question d’aller à la maternité tout de suite. Je veux gérer. La douleur me fais perdre la tête, je hurle comme un animal, je sors des sons que je ne reconnais pas. Je suis à quatre pattes sur mon lit, mon copain fait ce qu’il peut pour me soulager mais rien ne fait. Quand la contraction arrive, il faut qu’il se taise et que je me cambre, accroupie ou à quatre pattes, en tout cas, recroquevillée… Je demande à mon copain de me faire couler un bain, je m’y engouffre et tente de ma laisser aller, douleur terrible.

Il est une heure du matin, cela fait trois heures que je lutte avec mon corps et que je tente de dompter la douleur. Cela devient très dur, et j’ai surtout envie de l’appui d’une sage-femme. On va à la maternité. Mon homme, toujours très pragmatique, a prévu une serviette à poser sous mes fesses, au cas où ma poche des eaux se romprait dans la voiture. Mais non.
On arrive à la maternité à 1h40. Je continue de me tordre toutes les cinq minutes. Lorsque je monte à l’étage, en salle d’accouchement, je réveille la sage-femme, il n’y a encore personne ! En arrivant, une contraction me prends, je me plie en deux et me met en boule « ah, ça ressemble à une femme en plein travail ». Je ne me souviens plus du nom de cette sage-femme : Shit !

Elle m’allonge, me fait un monitoring. Je ne tiens pas en place et à chaque contraction, je me recroqueville et au passage fait valdinguer les capteurs, que je ne manque pas de remettre la contraction terminée…

On étudie de « diagramme » qui en sort : on voit très nettement les pics de contractions, et le rythme cardiaque du bébé qui ne bouge pas : je pensais que c’était bon signe….

Elle me fait un toucher vaginal, je pense avoir bien entamé mon travail : je m’imaginais être au moins à 5. Mais le verdict tombe : je suis à 1. Toutes ces heures de souffrance et ouverte à 1 ?!? Non, ce n’est pas possible. Les contractions ont débuté à 18h, elles sont extrêmement violentes depuis 5 heures et je ne suis qu’à 1 ?!? Elle me suggère la péridurale + de l’ocytocine pour accélérer le travail.

Elle me voit douter, elle comprend que ce n’est pas ce que j’aurais voulu. Donc elle m’explique que les résultats du monitoring ne sont pas super : Le bébé devrait réagir aux contractions, on devrait voir son rythme cardiaque se modifier à chaque contraction mais là, non, il reste imperturbable…

Je comprends alors que ça ne se passe pas de façon idéale, j’accepte donc qu’elle me prenne en charge et qu’elle fasse au mieux pour lui.
Elle appelle l’anesthésiste et le temps qu’il arrive, elle me perce la poche des eaux : l’eau est noire. Elle m’explique qu’il est en souffrance, qu’il a évacué son méconium. Je n’ai alors plus aucun regret sur la façon dont ils décident de me/le prendre en charge : faites au mieux pour lui !

L’anesthésiste arrive et me pose la péridurale. Mon copain devient blanc, bien qu’il essaye de me rassurer ! Ça va alors beaucoup mieux.

Mon adorable sage-femme m’explique qu’elle va poser un capteur sur la tête du bébé : je présente des signes qui auraient pu me faire monter au bloc. Capter de manière plus fine les réactions du bébé servira définitivement d’indicateur. Et en effet, il ne va pas si mal, donc on continue l’ocytocine et on laisse faire.

Moi qui voulais un accouchement le plus naturel possible, me voici avec une péri dans le dos, une injection d’ocytocine sur le bras et un capteur qui me sort de la chatte ! Branchée de partout !

M’enfin, je peux enfin souffler et dormir un peu. L’anesthésie est légère, de telle sorte que régulièrement, je l’appelle pour qu’elle m’en injecte un peu. Gérer la péri au fur et a mesure me rassure beaucoup. Mon copain et moi dormons un peu et régulièrement, elle vient contrôler tous les capteurs et notamment celui du bébé.

A un moment donné, j’ai la vessie pleine, je ne m’en suis même pas rendue compte à cause de la péri. Elle me dit qu’elle va placer une sonde pour que je puisse uriner. J’éclate en sanglot. Cet acte médical est celui de trop. Elle ne comprend pas pourquoi je me mets dans cet état et moi non plus d’ailleurs. Mais a posteriori, je sais pourquoi : cet acte-là ne me parait pas indispensable. Il faut néanmoins bien que j’urine ! Donc je me laisse faire, en sanglot, avant de me rendormir…

Tout ça me parait interminable. Il est 7 heures du matin, je ne sais pas où j’en suis, mais elle me dit qu’elle termine son service à 8H et qu’elle pense devoir passer le relais à une de ses collègues.

A côté, j’entends une femme en pleine expulsion ! Je suis arrivée, il n’y avait personne ! Arrivée après moi, donc, et j’entends déjà son bébé pleurer. Je suis dégoutée et j’ai l’impression qu’il ne sortira jamais !
Ma chère sage-femme s’en va, me dit qu’elle repassera me voir quand le petit sera là (ce qu’elle a fait). Celle qui la remplace (je ne me souviens plus non plus de son prénom !), eh bien je la connais bien et je suis ravie que ce soit elle ! Elle m’examine et me dit que c’est pour bientôt. Il doit être 8h30. Elle me met une petite injection de péri de façon à ce que je puisse sentir ce qu’il se passe.

Je suis toujours sur le côté (et depuis le début) et je luis dit que c’est comme ça que je souhaite accoucher. Mais comme le bébé est dans une eau souillée, elle m’explique que ce ne sera pas possible : une fois la tête sortie, elle va aspirer le liquide sale et potentiellement grumeleux de ses poumons pour ne pas qu’il s’étouffe. Je lui fais confiance et la laisse faire.
Je suis à ouverture complète, elle me dit qu’on y va. Je le sens, je le sens dans mon bassin. La péridurale fais parfaitement effet mais je sens cette masse au niveau de mon bassin, c’est très étrange, sentir sans véritablement sentir.

Mon copain est là, près de moi et m’encourage. Il devait tenir un étrier pas très bien calé. Son rôle était à la fois de me soutenir, mais aussi d’aider les sages-femmes ! Il avait le même regard que moi, un peu de côté quoi.

Elle me dit de pousser, je pousse comme je le peux et même si je ne sens pas les contractions, j’arrive à pousser. Je suis dans mon truc, je pousse, j’entends la sage-femme dire « super ! C’est bien ! Continue ! Parfait ! » Elle m’encourage vraiment bien et je pousse comme je le peux. « On voit la tête », me dit-elle. Et me donne un miroir pour que je puisse voir les cheveux de mon fils dans mon entre jambe… Magique.

Comme bruit de fond, les battements cardiaques du bébé auxquels je ne prête pas attention, jusqu’à ce que j’entende la sage-femme dire « vas-y, continue, tu n’entends rien : pousse !». Là, je me rends compte que le bruit des battements a changé ! Au lieu de faire Bip, Bip. Ca fait Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip, Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip. Au moment où je me rends compte de ça, la sage-femme me dit « Bon, dans deux poussées faut qu’il soit sorti sinon c’est les forceps ».
Je me transforme alors en lionne et je pousse comme jamais, longtemps. J’entends mon homme et la sage-femme qui me disent « mais respire ! Respire ! ». J’étais violette tellement je poussais fort et longtemps. J’ai fourni un effort de malade mentale, je les ai effrayé tellement j’étais dans un état second, violette d’effort. Elle me prévient « je vais devoir couper un peu ». Pas de soucis, je m’y attendais et tant pis : sortez le de là !!!

Mais c’est bon, la tête est sortie. Je les entends aspirer ce qu’il y a à aspirer. Elles font ce qu’elles doivent faire avec lui, je leur fait confiance. Je me penche autant que possible pour le voir sortir et je le sens ! Je sens mon ventre se vider de quelque chose, c’est Alien !
Ils me posent mon fils Arsène sur le ventre, je n’arrive pas à pleurer tellement je suis heureuse. Son père a les yeux embués. Beaucoup d’émotion, pour lui qui vit ça comme un témoin de l’intérieur. Sur le ventre, ensanglanté mais beau. Tellement beau. Je n’arrive pas à y croire. C’est fait, il est là.

Je tente de le mettre direct au sein, mais la sage-femme me le déconseille : il vaut mieux attendre qu’on ait complètement aspiré toute la saloperie qu’il a avalé…. Elle me recoud pendant que je kiffe avec mon fils, il peut se passer n’importe quoi. Il est 10h10, le 29 juin 2010, mon fils est là.

Je n’ai plus de notion de temps : Combien de temps ils me l’ont laissé, combien de temps il est parti avec son père pour le nettoyer/peser/mesuré, je sais juste que je suis restée jusqu’à 12h30 en salle d’accouchement, mon fils sur moi. Le temps s’est véritablement arrêté.

3.880kg et 52 cm.
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Re: Le 29 Juin 2010

Message par matou - Anaëlle le Jeu 23 Déc - 17:11

merci pour ce récit... j'en ai les larmes aux yeux d'émotion! ça fait remonter tellement de souvenir perso... merci pour ce partage
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Re: Le 29 Juin 2010

Message par miz3tt3 le Jeu 23 Déc - 23:22

Merci Cha** pour ce récit!
Je me suis aussi pointée une première fois à l'hosto avec des contractions aux 5 min depuis 1h....résultat j'étais aussi à 1 pale
je trouve dur de se faire menacer de forceps surtout quand à la base on voulait un accouchement assez naturel. Pour le truc du monitoring ça ma fait pareil qd j'étais à 1 on ne voyait pas trop les réactions de Joshua par rapport à celles des contractions et l'infirmière m'a dit que ce n'était pas grave...
À propos des biip biiip de la fin c'est toujours délicat, ça ma fait ça aussi aparement c'était car j'étais en apnée du coup on ma donné un peu d'oxygène et ça repartait. Aussi j'avais lu et on m'avait dit que lorsque le bébé est en train d'être expulsé son coeur "drop" c'est assez courant et "normal" vu où il passe (si quelqu'un de plus au courant pourrait en dire plus à ce sujet ça m'interesse). Après je sais que souvent en France les medecins on le forceps/ventouse/cesarienne ect un peu rapide sous ce prétexte...Evidement quand tu as les 4 fer en l'air et qu'on te dis que ton bébé a le coeur qui ralenti c'est dur de contredire...Ceci dit on ma sorti Joshua avec une ventouse aussi. J'aimerai vous raconter un jour mais je ne sais pas si j'en suis capable pour le moment Smile
En tous cas c'est super de nous raconter
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Re: Le 29 Juin 2010

Message par miz3tt3 le Jeu 23 Déc - 23:22

Ah j'oubliais bravo pour ce beau bébé!
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Re: Le 29 Juin 2010

Message par lunatique le Ven 24 Déc - 16:02

Oh merci Cha pour ce récit, c'est toujours aussi beau les histoires de naissance, et ce malgré le côté douloureux, renoncement. Le bébé annihile tout le côté animal qui souffre quand il arrive.
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Re: Le 29 Juin 2010

Message par cha** le Jeu 3 Jan - 11:35

Et crotte, je suis en larme devant mon ordinateur, en relisant le récit d'accouchement de mon premier, deux ans plus tard ! Very Happy
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Re: Le 29 Juin 2010

Message par Lili le Jeu 3 Jan - 17:06

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Re: Le 29 Juin 2010

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