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le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

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le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

Message par dionia le Ven 30 Aoû - 12:16

My first childbirth:

Pour situer un peu : nous avions fait appel à un sage femme liberal pour un accompagnement global à la naissance.
Nous souhaitions un accouchement le plus naturel possible (travail à la maison, sans péri, ds la position qui me convienne le mieux, attendre avant de faire tous les tests au bb...)
Donc tout mon suivi de grossesse a été fait dans ce sens aussi.
Et détail important à partir de mon 4ème mois de grossesse, j'avais très régulièrement ds la journée des contractions, non douloureuses mais j'en avais qd même bcp.

Les nuits précédentes, comme beaucoup de femmes en fin de grossesse je dormais très mal et me réveillais très régulièrement pour aller au WC.
Les 2 nuits précédant mon accouchement  j’ai veillé jusqu’à 4h du mat!!
Bref pas du tout en train de me préparer, et pourtant j’étais à 15jrs de mon terme, mon sac pr la mater n’était même pas prêt lol.
Bref...

Le jour J (12j avant mon terme), encore une fois ns ns sommes couchés tard, ça fait à peu prês 2h que je dors, j'avais juste eu un peu plus de contractions que d'habitude mais ça ne m'avait pas alarmé. ça fait dc a peu prês 2h que je dors qd je sens qlq chose couler entre mes jambes, plutôt surprise, je bouge et ça réveille mon homme qui me dit:

" Qu'est ce que t'as?"
"Euh, chéri soit je viens de perdre un peu d'eau et c'est pour aujourd'hui, soit j'ai des fuites urinaires..."
"Ah ben j’espère que c'est pas ça parce que j'ai une grosse journée qui m'attend, et si tu as des fuites urinaires ben t'iras voir le doc!"

Lui non plus n’était pas dedans mdr. Sur ce, il se ré-endort.
Je le laisse dormir, me lève pour aller aux toilettes, et là j'ai un peu de sang, je fais pipi et me recouche en me disant que si ça recommence c'est que c'est ça.
Effectivement ça recommence, bizarrement je suis un peu déçue on était le 13 et je n'aime pas ce chiffre (pfff n'importe quoi), puis je me dis que je vais attendre ds mon lit voir si les contractions continuent, je laisse Manu dormir et j'attends. Je dis à mon bébé que s'il est prêt je serai prête aussi.
Je ne connais pas encore le sexe de mon bb, ns avons gardé la surprise.

Les contractions étant toujours présentes et m’empêchant de dormir je me lève, il est entre 3h et 4h dut mat, je me mets devant la tv, elles sont maintenant régulières à peu près toutes les 10min juste un peu douloureuses.
Il est 5h, je me décide à remplir les papiers pour la mater. En buvant un café....
Je commence à me dire que ça y est c'est fini le petit ventre rond je suis un peu triste parce que j'adore être enceinte, par contre pas d'angoisse par rapport à l'accouchement, je suis très zen et détendue.
Je vais réveiller Manu doucement qui le prend cette fois avec le sourire et se lève d'un coup, je lui dis :
«  il faut préparer le sac et faire les dernières photos avec mon bidou ».
Je vais prendre ma douche avec des huiles essentielles (ns n'avions pas de bain), pour voir si les contractions continuent ou si c'est un faux travail.

Le temps de faire tout ça, la douche, le sac, les photos, le travail ce met réellement en route les contractions sont toujours à intervalles de 10 min mais plus intenses, 7h du mat j'appelle mon sage femme qui au son de ma voix n'y croit pas forcément.

Le temps de se préparer... Il arrive à 9h, là les contractions sont franchement là mais pas régulières ds le temps entre 10 et 5min puis en intensité aussi, certaines plus fortes que d'autres, je suis à 3, normalement c'est à ce moment que l'on part à la mater.
Là mon sage femme me dit c'est pt être pour aujourd'hui ou pour demain... (Il l’à fait exprès)
Dans ma tête : Quoi?!!? Impossible je ne resterai pas comme ça aussi longtemps je suis déjà trop fatiguée je n'y arriverai pas, il faut que ce soit pour aujourd'hui!

Ns sommes donc restés à la maison, et me voilà parti dans mon travail, je me lève, m'accroupis, fais onduler mon bassin, monte et descends les escaliers, fais du ballon (très compliqué parce que je ne pouvais pas m’asseoir, je souffle beaucoup, accompagne chacune de mes contractions.
Tout ça sur un fond musical : Claude Nougaro, choisi par mon homme.
Midi est vite arrivé, impossible d'avaler quoique ce soit, je continue je suis aussi de plus en plus fatiguée et j'arrive tellement à me détendre entre chaque contraction que je suis à 2 doigts de dormir à chaque fois.
Et je monte les escaliers par 2 marches, je fais des cercles avec mon bassin j'accompagne mon bb à descendre... Je suis en transe. Lol, c'est vraiment comme ça que je l'ai vécu : je suis là, consciente, je bouge... Mais j'ai les yeux fermés absolument aucune idée du temps qui file, ds une espèce de bulle a 1000 lieux de ce qui se passe autour de moi.
Tout se passe très bien à tel point que quand je suis à 9-10, le sage femme propose que l'on reste à la maison. Manu n'est pas d'accord et moi j'étais tellement dans mon truc que je n’avais aucune envie de partir.

Il faisait beau, c'était le 13 septembre 2010, il faisait même chaud, que ce fut désagréable de sortir de mon cocon.
Je suis dans la voiture de Bruno (sage femme) parce que celle de manu est trop raide, il ns suit derrière, je regarde par la fenêtre, me dis que c'est une belle journée pour accoucher, puis je commence à avoir peur.
"Bruno, j'ai peur. Je n'ai pas peur d'avoir mal, mais j'ai peur du passage, je ne sais pas pourquoi ni de quoi exactement."
"Iona, ton bb arrive, il faut que tu sois prête à l'accueillir."
"Mais je suis prête"

Nous arrivons à la mater, il est 16h, les contractions se st arrêtées le temps du trajet, elles ne reprendront qu'une fois que je serai sur la table.

DC arrivée à la mater je vais aux toilettes, m'installe sur la table, m'allonge sur le coté les contractions reprennent, je retourne dedans. Ce sont des vraies contractions de poussées, bb ne devrait pas tarder. Nous sommes que tous les 3.

Là le gynéco de garde rentre pour se présenter, pas un bonjour rien, je ne comprends rien de ce qu'il dit il a un accent très prononcé, je comprends juste que s'il y a un souci c'est lui qui interviendra.
Il a jeté un coup de froid ds la salle.

1h se passe, 1h à pousser de toutes mes forces ds toutes les positions possibles, mais bb n'arrive pas.
Au monitoring tt va bien.
Bruno me demande de repasser en position classique d'accouchement, je commence à vraiment être fatiguée.
A chaque contraction et chaque poussée, manu m'encourage et me dit

"Aller ma chérie on voit la tête"

Il a le sourire aux lèvres. Moi aussi j'ai envie de voir!
L'auxiliaire de puériculture entre dans la salle.
Je dois en poussant relever le haut de mon corps et tirer mes cuisses vers mes bras pour aider le bébé à sortir, on voit sa tête à chaque poussée mais ça ne bouge pas plus, bébé ne sort pas...


Je suis très fatiguée, je n'en peux plus de pousser, j'ai envie que ça s'arrête...

"Aller ma chérie on voit la tête"
"Oui c'est ça je ne te crois plus ça fait une heure que tu me dis ça"

Une contraction arrive, personne ne me dit de pousser, que se passe-t-il?
J'ouvre les yeux, je vois d'abord la tête de Manu, qui a une expression de dégoût et de peur, mes yeux se tournent vers Bruno,
"Pousse pas Iona, souffle, laisse passer la contraction"
"Ok"
Il ne me dit rien d'autre se lève et sort de la salle pour revenir accompagner du gynéco de garde.
Je n'ose pas demander, j'ai peur, j'ai mal, je souffle, j’attends.
Le gynéco me touche, j'hurle de douleur, putain mais qu'est ce qu'il vient de me faire, J'AI MALEEEEEE, je n'en peux plus, aidez moi, ouvrez moi le ventre sortez moi ce bébé, je voudrais fermer les yeux et dormir.
Je les entends parler, je ne comprends pas tout, même rien du tout.
J’ai encore les yeux fermés, une autre contraction que je dois laisser passer. J'entends parler de bloc, d’opération,  il me touche encore j'hurle à nouveau mais il continue.
Manu lui demande de retirer ses mains il a un ton très agressif, de faire plus délicatement.
Mais que se passe-t-il?

"J'ai une contraction, je fais quoi je pousse ou pas??,"
"soufflez madame, non ne poussez pas soufflez"
Je ne reconnais pas cette voix
J'ouvre les yeux,  de 4 nous sommes passés à je ne sais pas combien il y a plein de monde ds cette salle, le gynéco sort en donnant ses instructions.
Je ferme les yeux. Une autre contraction.
Je pousse, pousse de toutes mes forces, l'auxiliaire et Manu me lèvent les jambes et le torse, je n'ai plus de forces pour me porter mais je pousse

"On voit la tête"
"Belle poussée bravo"
"...."
Presque autant de commentaires que de personnes ds les salles!

Je pousse encore et encore, je n'en peux plus je vais arrêter je suis à bout...

J'ouvre les yeux Bruno n'est pas là...
Je suis fatiguée, j'ai mal. Bruno revient accompagner cette fois du docteur gynéco Gascard (une crème).
Ils sont tous rivés sur mon sexe, le regardent réfléchissent, j'entends  entre autre
"Pas de césarienne, trop dangereux ont pourrait perdre l'un ou l'autre voire les deux, le bb est déjà trop engagé, pas de forceps c'est impossible aussi... si vous devez couper plutôt de ce côté ci..."

Puis elle s'avance a hauteur de mon visage et me dit d'une voix calme et rassurante, là il va falloir pousser, nous ne pouvons rien faire d'autre, il faut sortir le bébé et il n'y a que vous qui puissiez le faire, ensuite nous nous occuperons de vous"

Ok là c'est très clair, je ne sais pas ce qu'il ns arrive mais je sais ce que je dois faire.
Alors je réunis toutes les forces qui me restent  j'attends la prochaine vague et je pousse, je pousse...
Mais toujours pas de bébé.
Je m'encourage ds ma tête, aller de toute façon il n'y a pas d'autre solution
Je pousse encore et encore, Manu et l'auxiliaire me porte, elle ne me vouvoie plus mais me tutoie
"Aller pousse ma belle pousse"

Manu:
"On voit la tête ma chérie"
"Oui c'est ça je n'y crois plus"

Bruno :
"Tu veux voir?"

Je vois Manu qui lui fait un signe de tête indiquant non

"Tu veux toucher?"
"Oui je veux bien"

Oui c'est vrai la tête est là, j'ai touché ses cheveux, elle est vraiment là!
J'ai les doigts plein de sang....

Une vague encore,
"Pousse ma belle pousse" elle a les larmes aux yeux.
Accompagnée de Manu elle me soulève encore le torse et les jambes, je suis à bout mais je pousse


Aaaaaaaah j'ai maaaaaallll
Je sens que ça se déchire, ça me fait très mal, j'ai même l'image ds ma tête qui se dessine de mon périnée s'écartelant


Bruno :
"La tête est sortie Iona, j'ai besoin que tu pousses encore un peu pour passer les bras"

Je pousse et là je sens son corps accompagné d'un liquide sortir c'est doux et vraiment très agréable ahaaa je savoure cette petite seconde de plaisir, limite de jouissance.

Puis on me pose bb sur le ventre, je m'écroule, ça y est, il est sorti!
Je le regarde, le renifle,  l'embrasse.
Manu pleure
Mon bébé est clame, regarde partout et pousse un tout petit cri de rien du tout, histoire de nous faire entendre le son de sa voix.
Nous regardons son sexe, c'est une fille, je le savais!
Je me sens bien comme si je n’avais pas passer une nuit blanche, comme si je n’étais pas à jeun, pas passé 2h40 à pousser et comme si rien ne s’était passé !!
Le gynéco de garde revient,  j'ai retrouvé mes forces, je lui souris, lui demande de prendre une photo pendant que manu coupe le cordon.
Le gynéco prend la photo puis attend, je sens bien de la tension entre eux et ds la salle.
Manu me demande s'il peut sortir souffler un peu, je lui réponds que pas de souci bien sûr, je me sens bien, je suis bien, mon bb est sur moi, tt va bien.
Le gynéco repart.
J’en profite pour demander a Bruno ce qu’il m’est arrivé.
J’ai fait un thrombus vaginal. Une veine a explosé et s’est doucement vidée dans les tissus de mon vagin au point de former un caillot gros comme une belle pomme, ce qui empêchait mon bébé de sortir et qui est apparut d’un coup. D’un coup ma lèvre et mon périnée se sont mis à gonfler accompagner d’un jet de sang. Ce qui explique le visage de manu et Bruno.
C’est déjà à l’origine quelque chose de très rare mais en règle générale ça n’arrive qu’après l’accouchement pas pendant ! D’où l’interrogation de tout le monde.
Après quelques minutes, Bruno m'appuie sur le ventre
"Aïe tu me fais mal Bruno, tu fais quoi"
"Je regarde où en est ton placenta"

Là je sens du liquide couler en masse, je l'entends même.
Je ne le sais pas à ce moment là mais c’est du sang.
Le gynéco s’approche dit qu'il faut partir au bloc tt de suite, Bruno lui dit que ns avons le temps de voir venir les choses, le ton monte...
Ils craignent une hémorragie.
Le gynéco lui ordonne d'appeler l’anesthésiste, Bruno sort donc de la salle.

Le gynéco s'approche de moi et de mon ventre demandant à l'autre sage femme de s'éloigner, elle aussi lui assurant que ns avions le temps, sans me prévenir il se met à m'appuyer dessus comme un malade.
J'hurle comme je n'ai jamais hurlé de ma vie, mais il ne s’arrête pas,  j'hurle j'hurle.
La sage femme enlève mon bébé de mon ventre et le pose plus loin, on bascule le lit d’accouchement vers l’arrière je me retrouve la tête plus basse que le reste du corps et on me pose un masque sur la bouche et le nez avec du gaz hilarant. Personne ne m’explique ce qui se passe ! Je panique !
J'appelle Manu, Bruno en hurlant, je lui demande d’arrêter mais rien y fait, il continue à m'appuyer sur le ventre comme un forcené.
Bruno arrive avec le tel et lui tend, j'ai su plus tard que c'était pour qu'il arrête de me toucher.
Manu est arrivé entre temps, me voyant hurler de la sorte il a cru que j’étais en train de succomber, il a cru me voir mourir une 2ème fois ! La première fois étant lors de l’accouchement.
Il demande ce qu’il se passe, demande pourquoi il est encore là.
Ensuite le gynéco s’assied en face de mon périnée touche à nouveau et j’hurle !! Bruno lui retire sa main.
Une vraie brute ce mec, à croire qu’il le fait exprès. Bruno l’a pourtant touché tout au long de mon accouchement et ne m’a jamais fait mal !
Je crois que s’en était trop pour manu qui se lève et s’énerve, on lui donne Soléane et on lui propose de faire du peau à peau ds une autre pièce mais il ne veut pas sortir et me laisser.
J’ai su plus tard qu’il essayait de rentrer son bras pour aller chercher le placenta.
Manu me dira qu’il a eu l’impression d’assister au viol de sa femme
Le gynéco sort.
Je pensais avoir eu mon compte de souffrance mais apparemment non !
Manu s’assied à côté de moi avec notre bébé ds les bras.
Le gynéco revient, avant même qu’il me touche, j’attrape le masque moi-même pour inspirer le plus possible de ce gaz, qui me rend saoule. Il me touche et j’hurle à nouveau, Manu ne cherche pas comprendre il se lève avec notre bébé et se met a limite crier sur cet homme qui est en train de mal traiter sa femme, que personne n’est de son avis dans cette pièce, que je n’irai pas au bloc… Et lui somme d’arrêter de me toucher. Le gynéco sort de la pièce et n’y reviendra pas. Mais il sera noté sur mon dossier que nous nous sommes opposés a son avis médical.
J’ai bien cru qu’il allait lui mettre sur la gueule !

Effectivement,  je n’avais pas fini de souffrir, arrive le temps de me recoudre, bien sûr je ne suis pas anesthésiée et la piqûre que l’on fait n’endort que le muscle pas la « peau » dc je souffre à chaque fois que l’aiguille entre ! J’ai la main de manu ds une main et celle de l’auxiliaire ds l’autre qui a un moment donné doit me la lâcher, je me sens perdue je la cherche j’ouvre les yeux elle revient je lui reprends la main, je crois que jamais de ma vie je n’oublierai cette femme !
Je me mets à trembler, ça y est je suis à bout, on me met la couverture de survie, et heureusement tout est fini. Je pleure.
Mes mots pour manu ont été : « nous n’aurons pas d’autres enfants, de toute façon je ne crois pas qu’il sera possible de me toucher à nouveau à cet endroit ! »
Je vais bien sûr être sondée pendant 3jours donc impossible de me lever, prendre mon bb ds les bras…, je ne pourrai pas manger avant le lendemain au cas où je dois me faire opérer. Un jour après à nouveau doute sur l’opération à nouveau angoisse.
Je suis très fatiguée, j’ai perdu beaucoup de sang.
Le caillot mettra plus de 2mois à se résorber, pendant 2 mois il me sera impossible de m’asseoir de marcher normalement de porter des pantalons et même de dormir sur le côté !

Impossible de parler de mon accouchement sans pleurer pendant un long moment.
Ça n’est pas vraiment le problème que j’ai eu qui m’a autant traumatisée, mais plus l’attitude du gynéco, je parlais de viol !
Cette sensation d’être impuissante ne pas être écouter de ne rien pouvoir faire alors qu’on est en train de me « tripoter » de me faire mal, de toucher avec tout le manque de respect possible mon intimité !
Ns apprendrons pendant notre séjour à la mater que beaucoup de femmes se plaignent de ce gynéco ainsi que les sages femmes. Il sera muté le mois de décembre suivant.
Nous avons eu beaucoup de félicitations du personnel pour notre force à ts les 3 !
Une sage femme ns a confié qu’heureusement que Manu et Bruno avaient agis ainsi parce que si j’avais subi la révision utérine comme voulait le faire le gynéco ça aurait été pire. Et qu’elle n’avait jamais vu ce qu’il m’était arrivée en 37ans  de carrière.
Beaucoup de visite curieuse aussi pour voir ce truc que j’avais entre les jambes.
Je suis rentrée trop tôt chez moi, mais je n’en pouvais plus d’être la bas alors j’ai dit que j’allais bien !
De ça s’en est suivi à peu près 2mois de déprime.
Voilà comment je suis devenue mère pour la première fois, et je ne regrette rien, s’il fallait recommencer je le referais, la preuve je n ‘ai pas hésité à faire une petite sœur à mon bébé !
Soléane je  t’aime ! Merci d’être là.


Mi segundo Parto

Nous sommes dimanche 24 Février, mes beaux parents st passés à la maison, ils partent mercredi en Bretagne, grosse marée.
C’est là que je me suis dit tu vas voir que je vais accoucher demain !
Alors que nous sommes à 3semaines de mon terme et que personnellement  je ne suis pas prête du tout, j’ai encore envie de profiter de cette relation avec mon bb et de cet état si magique et exceptionnel qu’est la grossesse.
Faut dire que je ne l’ai pas vu passer ma grossesse, je me suis à peine vu enceinte, pas de miroir chez nous avant mon dernier mois. Je me souviens dés que j’avais l’opportunité, dans des WC publics par ex, je me mettais nue pour me voir.
Je savais que j’étais enceinte, mais à chaque fois que je voyais mon reflet j’étais comme surprise de me voir aussi ronde ! LOL
Nous avons emménagé dans une maison pas finie au mois d’octobre et bb devait arriver au mois de Mars, mais les semaines passaient et rien n’avançait….
Puis je ne sentais pas mon homme investi dedans du tout, comme l’impression d’être la seule à attendre bb.
Je voulais donc aller jusqu’au bout de ma grossesse, en profiter un maximum et m’y préparer !!
Un peu d’angoisse liée à Soléane qui à chaque fois que je lui parlais de l’accouchement et de la mater, ne voulait pas que j’y parte
« Mais je vais être toute seule » me disait elle les yeux plein de larmes.
« Je comprends mon cœur que ça t’inquiète un peu, mais tu ne seras pas toute seule tu seras avec papa, ça va être chouette aussi d’être que tous les 2 et vous viendrez nous voir tous les jours à la maternité…Et ensuite nous rentrerons avec le bébé. »

Bref, tout ça pour dire que je n’étais pas prête et qu’accoucher le 16 Mars, me convenait parfaitement.
Il y avait pt être derrière tout ça un peu d’angoisse due a mon premier accouchement. Aujourd’hui je pense que oui même si à ce moment là je disais que non. Même pas peur !
Je n’ai pas réussi pendant tte ma grossesse à « imaginer » mon accouchement, a me projeter, impossible, dès que j’essayais, mon esprit partait ailleurs…
Au début de ma grossesse j’ai eu des douleurs au niveau du périnée, comme un rappel qui me disait : « Souviens toi ce qui t’est arrivé ! »
Ce dimanche 24 Février mes beaux parents st dc passés nous voir et c’est à ce moment que j’ai pensé mais très rapidement que je pourrais accoucher le lendemain ! En chassant très vite cette idée de ma tête qui était venue je ne sais pas comment.
Toute la journée j’ai eu des petits signes que je n’ai pas voulu voir… des choses que je ne faisais pas comme d’hab un comportement différent…
Le soir arrive, nous dînons tous les 3 devant un film, et je mets à pleurer,
« Ce sont les hormones » que je dis à manu.
Je vais coucher Soléane et ce soir comme les autres soirs j’ai des contractions.
Je reviens dvt la tv avec mon homme, et j’ai comme une gène, comme si j’étais constipée, puis j’ai des contractions qui cette fois se font sentir, alors je lui dis
« Je vais me coucher j’ai des contractions qui sont désagréables, je suis fatiguée il faut que je me repose et puis de toute façon il est nul ce film » ! 23h30.
Je vais mettre un moment à m’endormir, Soléane va me réveiller très souvent dans la nuit. Puis vers 6h toujours cette gène, encore des contractions désagréables et impossible de dormir, alors je me lève.
Je vais m’allonger sur le canap, et je me dis, non non il est trop tôt, ce n’est pas possible ce n’est pas pour maintenant, je vais m’allonger penser à autre chose et ça va passer.
Ça ne passe pas, je vais aller aux toilettes, et ça ira mieux après.
Mais non ça ne passe pas, alors je me dis, et au fond j’espère, que c’est un faux travail et je dis à mon bb que c’est un blagueur. Je lui dis même que j’espère que c’est une fausse alerte…
Puis à moi-même je me dis que si c’est ça il faudrait que je commence à positiver, ns n’étions pas tout à fait décider sur le prénom. Manu m’en avait proposé un la veille, Nola, alors je suis allée voir sur le net sa signification.
Au fond de moi je savais que c’était le jour J, en me levant à 6h je le savais déjà, mais je ne voulais pas me l’avouer.
Manu se lève et ne me voyant pas ds le lit, il a tt de suite compris, il état ravi !
Soléane se réveille de très mauvaise humeur, elle pleure, a mal à l’oreille, ne veut voir que moi, je passe un long moment dans le lit a la câliner.
Là encore mon sac n’est pas fait, en fait rien n’est prêt !
Manu me dit qu’il faudrait pt être penser à appeler Bruno et Emilie. Moi pas affolée du tout je lui dis :
« Attends je vais aller prendre mon bain avec les huiles essentielles et puis nous verrons après ».
Malgré les contractions qui étaient quand même plus régulières je ne voulais toujours pas « y croire », j’espérais toujours que ça s’arrête.
Je négocie avec Soléane, tu vas prendre ton petit dej avec papa devant un dessin animé je vais prendre un bain. Mouais pas trop emballée par mon deal la choupinette.
Avant le bain  j’envoie un sms à Emilie pour la prévenir que c’est pt être pour aujourd’hui et qu’elle se prépare à venir chercher Soléane si c’est le cas.
Et un à Bruno aussi.
Il est 8h45 : je me pose dans mon bain, hmmmm c’est chaud et agréable, les contractions st toujours là et plus régulières. Je me détends au maximum.
Ambiance tamisée, bougies du blessingway, collier pas loin et je pense aux filles à cette soirée en l’honneur de cette naissance à venir que je ne suis visiblement pas prête à donner. Et pourtant je fais tout pour diriger mon esprit vers ce bonheur qu’est la rencontre avec son enfant… mais il se bloque et ne veut pas aller ds ce sens.
Je pleure, je ne suis pas prête, et je m’en veux de réagir comme ça.
Je suis excitée et triste en même temps.
J’envoie des sms à Emilie, je partage mes ressentis avec elle, j’ai honte de ressentir ça, je me trouve égoïste….
Emilie est heureuse.
Après une heure de bain, contractions toujours là, plus intenses et plus rapprochées. Donc je confirme à Emilie et Bruno.
Et je commence à préparer mes affaires tout en essayant de m’occuper de Soléane et de gérer mes contractions qui sont bien là.
Emilie arrive avec Swann et Ysée à 11h, et Bruno vers 12h30. Les contractions sont là mais je continue ma vie de tous les jours, Soléane est très demandeuse pleure, elle sent les choses et doit sûrement être très inquiète.
L’arrivée de tout le monde me sort un peu de mon « truc », les contactions s’espacent…

Bruno propose de m’examiner voir ou j’en suis. Nous montons dans la chambre, je m’installe, le verdict tombe :
« Tu es à 3-4 »
C’est bien pour aujourd’hui, alors là faut que je change d’état d’esprit !
Dehors il pleuviote et neige….
Je pleurs, je ne veux pas, j’ai peur…. Je ne suis pas prête…
Bruno dit que j’ai des choses à évacuer, peut être a-t-il raison, sûrement même. Mais je m’en veux tellement de réagir ainsi ! J’ai honte !
Les contractions sont là mais pas aussi douloureuses et régulières que le matin.
Bruno dit que tout peut s’arrêter et ne reprendre que ce soir, il me conseille aussi de laisser les larmes sortir de parler a mon bébé de lui expliquer que tt ça n’a rien à voir avec lui ; que maman a beaucoup d’émotions mais que ça ne la concerne qu’elle…
M’aide a mettre des mots sur mes émotions, mais je n’y arrive pas.
Et me conseille aussi de dire à Emilie de partir avec Soléane, tant qu’elle sera là je ne pourrais pas rentrer dedans et me préparer à donner vie
Il me laisse un peu seule, je parle a bb, j’essaie de me mettre dedans un peu plus.
Puis nous faisons monter Soléane et avec Manu nous lui expliquons que le bb va sortir du ventre de maman, que bientôt elle pourra le voir, lui faire des bisous pour de vrai… Mais que pour ça maman et papa doivent aller à la maternité, et qu’en attendant elle sera avec sa copine Swann chez elle avec Emilie Laurent et Ysée…
Je me rhabille puis nous descendons tous. Je dis au revoir à Emilie qui part avec les filles, j’ai un petit pincement (et si je ne revenais jamais ?!).
Mais je suis aussi contente de la voir partir sans pleurer et assez facilement finalement.
Puis je suis en toute confiance, je sais qu’Emilie saura être a son écoute et s’occuper d’elle comme je pourrais le faire, je la sais entre de bonnes mains.
Je me fais une dernière infusion, me dis ça y est il va falloir s’y mettre, nous ne sommes plus que tous les 4 avec bb.
Bruno me suggère de reprendre un bain mais cette fois pour me remettre dedans.
Même ambiance tamisée avec les bougies…
Et me voilà à nouveau dans mon bain avec un état d’esprit différent, je suis là pour l’aider à faire son chemin.
ça y est je suis prête bb, c’est  à nous maintenant, je suis prête à t’aider à t’accueillir, à vivre le 2eme plus beau jour de ma vie.
Je m’allonge et j’écoute de la musique, toujours la même chanson en boucle : Mon bb  va venir. Je chante aussi et je pleure à nouveau. Je lâche prise, je veux accompagner mon bb à faire son chemin.
Je masse mon ventre, l’arrose, le caresse, je lui parle, lui parle bcp ! Lui explique ce que je ressens, mes émotions. Lui dit que je l’aime, que ns allons bientôt ns voir, ns toucher, ns sentir. Qu’une nouvelle vie et relation ns attend. Qu’il va aussi bientôt rencontrer sa sœur et son père qui ont hâte et l’attendent depuis longtemps !!!
Puis je lui explique ce qu’il va se passer, le chemin qu’il va devoir faire, que je vais l’aider du mieux que je peux.
Que dehors ce sera différent, un tt autre monde l’attend, et que ns serons là pour lui faire découvrir…

Manu monte, me regarde avec compassion puis me sourit et redescend.
C’est au tour de Bruno de monter, il m’ausculte et m’annonce 6-7 à 14h.
« C’est tout ?! »
Il part en me donnant des mouvements à faire pour accompagner mes contractions qui sont à nouveaux régulières et plus intenses et encore de l’homéopathie.
Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, mon bain est encore chaud ça ne doit pas faire si longtemps.
Une contraction arrive, je me lève et commence cette interminable danse au rythme des contractions, debout, accroupie, à genoux, je parle a mon bébé, l’encourage à, frayer son chemin, le félicite.
Je m’allonge me repose entre les contractions, caresse mon ventre, je suis bien, j’aime comment tt se passe, ce tête à tête avec mon bébé, cette danse que nous faisons tous les 2, cette intimité.
Bruno remonte pour me donner à nouveau de l’homeo, tout va bien.
Ils passent à table.
Je continue ma danse. A genoux, je me cale et colle mon dos contre la baignoire, les contractions s’intensifient et s’accélèrent, je quitte la vitesse de croisière et tout va de plus en plus vite, il m’est maintenant difficile de me lever, je le fais une dernière fois, j’ai la tête qui tourne, m’assied. Je souffle, souffle… Contractions, j’essaie de me mettre a genoux, j’ai mal aux genoux, je n’ai plus la force pour m’allonger a nouveau je reste à genoux et pose ma tête sur le rebord de la baignoire je sens que je suis différente, je souffle,  je me sens aussi pas bien, envie de vomir, il faut que je sorte du bain et que j’appelle les gars ! J’ai l’impression que je vais m’évanouir, une contraction je souffle.
Dans ma tête : Ouhou les gars faut monter, je vais tomber.
Bruno entre, ouf ! Je lui dis que je me sens mal,
« C’est bon signe ! »  me dit-il.
«Je veux sortir ! »
Il m’aide, j’ai l’impression d’avoir contractions sur contractions, j’ai mal.
J’ai l’impression de ne plus rien « contrôler », je n’accompagne plus, je subis, c’est mon corps qui gère tt seul, c’est un vrai raz de marée à l’intérieur de moi !
Je sors du bain contraction, m’accroche au sèche serviette, je souffle.
Bruno  me pose un peignoir sur le dos, je dois monter sur le lit pour que Bruno m’examine, je suis à genoux, première contraction accompagnée d’une sorte de râle animal, j’ai l’impression que ça pousse, je ne peux plus bouger.
Ils sentent le café tous les deux, j’aime pas c’est désagréable.
Bruno veut m’ausculter j’essaie de me mettre allongée,
« Il faut y aller tt de suite » Il est 15h15.
« Tu crois que ns avons le temps ? »
« Oui, de toutes façons ns ne pouvons pas rester là, il faut y aller »
Bruno ramasse ses affaires. Et n’arrête pas de me parler, pour me garder avec eux, j’ai du mal j’ai envie qu’il se taise.
Manu attrape un pantalon plus débardeur pr m’habiller. Il faut que je descende les escaliers, contraction je souffle et je ferme tt, je sers mon périnée. Devant la porte contraction je souffle, et Manu me donne ses chaussons, attrape les sacs… Et s’inquiète du chat !!!  MDR
« C’est pas le moment Manu » !
« On s’en fout du chat chéri » !
Je sens que mon bébé est là, qu’il arrive, je sens l’urgence et l’affolement autour de moi. Je n’ai pas envie de sortir dehors.
Contraction dehors, je sors dans la rue, à peine vêtue, la lumière me gène, je marche mais j’ai du mal, j’ai l’impression qu’à chaque effort je vais contracter et sortir mon bb, je ne peux pas aller à l’arrière de la voiture, trop de choses sur la banquette, je passe devant mais ne peux pas m’asseoir, contraction, j’ai mal, je ferme et serre mon périnée, il faut que je tienne bon !
Nous partons, à nouveau contraction je râle, et retient. J’imagine accoucher ds la voiture, non ce n’est pas possible.
Rond point contraction, je serre, je râle et je demande à mon bébé d’attendre,
« Pas maintenant » !!
Autre rond point, autre contraction, ça fait mal, c’est violent, je retiens !
Je regarde la rte et m’appuie sur mes bras, je ne px pas m’asseoir, le trajet me parait interminable !
Ns arrivons devant les urgences, Manu ne se gare pas je sors de la voiture contraction, attends bébé ns y sommes presque.
Bruno prend un fauteuil roulant, je me mets dedans, à chaque contraction, il m’appelle me demande de revenir, je ne comprends pas ce qu’il veut dire ! Je serre !
Ns prenons l’ascenseur, puis nous roulons dans le couloir, l’air qui me caresse les joues ma fait du bien, et me ramène à moi, j’apprécie, je souris à cette femme (personnel de la mater), je vais voir mon bébé, nous y sommes.
Manu n’est pas là, ns arrivons dans la salle je descends, du fauteuil, je crois que quelqu’un rentre.
« Je ne veux pas » !
« Tu ne veux pas quoi « ? »
J’avais envie de dire que je n’étais pas prête,
« Je ne veux pas avoir mal »
Manu arrive, Bruno fait des choses, se prépare certainement, je contracte, je crie je crois. Les contractions sont très très intenses
« Déshabille toi, mets toi à 4 pattes sur la table »
Manu m’enlève mon pantalon.
Impossible je n’y arriverai pas ou alors mon bébé sortira à la première jambe levée.
Je ne pourrais pas dire ce qu’il se passe autour de moi, je regarde la salle et cherche ou je pourrais faire mes besoins!
Là ds le chariot il y a une bassine exprès pour ça, parfait !
« Je veux faire pipi et caca »
« Non c’est ton bébé qui arrive, il est là»
« Oui mais j’ai qd même envie »
Je prends cette bassine et me mets ds un coin de la salle, un minimum d’intimité MDR !!!!
Je m’accroupis et je fais ce que j’ai a faire.
Splache !  La poche des eaux éclate, bizarre comme bruit ! Je me relève, je vois du sang je panique, fixe cette bassine avec ces gouttes de sang qui tombent. Non ça ne va pas recommencer !!
Bruno est accroupi, mais qu’est-ce qu’il fait ?!
Puis il fait glisser cette bassine que je ne peux quitter du regard, il me rapproche de la table, je ne pourrais jamais monter !!! Je ne comprends pas pourquoi il veut absolument me sortir de mon coin.
Manu est là à côté m’aide à marcher, une contraction, je touche et je sens mon bébé, mon périnée bombé.  Je me redresse, une autre contraction, je crie, pose les mains sur ses épaules et m’accroche comme je peux la contraction est d’une force inestimable, une vraie tempête est en train de se dérouler ds mon corps, ça me fait peur je me sens si faible et petite sans défense face a ce qui se passe à l’intérieur de moi, je crois que je suis limite effrayée par cette intensité, je serre encore, mais je n’y arrive plus je crie !!!
Je sens mon périnée se bomber, s’écarter, se déchirer, je mets ma main, la tête est là !!
« Mon bébé est là, la tête est sortie »
Je pousse à nouveau, les épaules sortent, et je l’attrape et le prends ds mes bras, ça y est la tempête est finie, je vais bien, bébé hurle (un peu normale, pas agréable de pousser une porte alors que quelqu’un la maintient fermée). Nous sommes au milieu de la pièce pas eu le temps d’arriver au lit. 15h29.
« Il va glisser, pourquoi il hurle comme ça ? »
Bruno l’attrape, j’essaie de le remonter, mais je ne peux pas le cordon me gène, je vois c’est une fille. Je ne dis rien.
Je me mets sur la table, nous allons bien ! Nous la regardons, la contemplons !! Elle encore pleine de vernix.
Le cordon est trop court je ne peux pas l’embrasser, je la renifle, la caresse, lui parle, la respire a nouveau,  …. Elle sent bon !
Manu et Bruno regardent son sexe, et oui c’est une fille.
Nous avons attendu que le cordon ne batte plus pour le couper.
J’ai enfin pu t’embrasser mon doux bébé.
Nous sommes très émus.
Nous avons choisi son prénom à ce moment là, Enaée.
Je l’ai regardé et j’ai choisi, Manu était ok avec moi, ce prénom lui va très bien ! Et nous lui avons donné en 2eme prénom Nola.
Ensuite Enaée a voulu téter mais n’y arrivait pas, elle s’est énervée, et finalement a réussi à prendre le sein.
La délivrance s’est très bien passée, j’ai poussé un peu et le placenta est sorti, entier, il est aujourd’hui planté dans notre jardin sous un olivier.
Puis Bruno m’a recousu et fait les différents tests qui doivent être fais au bébé. Nous sommes restées les 2h en observation.
Manu s’est chargé de prévenir tout le monde, Bruno a rempli les papiers qu’il avait à faire et moi j’ai pris le temps de faire connaissance avec mon bébé.
Je ne réalisais pas encore que tout était déjà fini, tout a été si vite !
Je suis ravie de mon accouchement, il a été finalement comme je le souhaitais, bien que je n’osais pas l’imaginer, je le voulais naturel, travail à la maison, sans péri, ds une position physio et celle qui me conviendrait, j’ai accouché debout et j’ai réceptionné mon bb !
J’ai accouchée toute seule, même si je l’ai trouvé animal voire violent je suis ravie par mon accouchement.
Un grand MERCI à mon sage femme ami, Bruno, sans qui tout ça ne serait pas possible. Des fois je me demande s’il se rend compte de ce qu’il nous permet de vivre à nous les mères.
Et MERCI à toi Enaée, pour cette si belle danse que ns avons eu et cette naissance mémorable.
Merci d’être là, je t’aime !

Les 2h d’observation sont écoulées, nous allons dans notre chambre, je suis en pleine forme et comblée, émerveillée par ce petit bébé, qui me semble si doux et si fragile.
Manu reste un peu avec ns puis part chercher Soléane, j’ai hâte de la voir, de la retrouver de lui présenter sa petite sœur.
Que va-t-elle dire ? Va-t-elle l’aimer ? Va-t-elle être contente de la voir ?
J’ai hâte et en même temps j’appréhende.
Je regarde, sens, caresse Enaée, petit bébé que j’aime déjà si fort, ce petit être qui sort de mon ventre que j’ai à la fois l’impression de connaître pour lui avoir parlé tant de fois et senti en moi et à la fois si mystérieux.
C’est vraiment magique et miraculeux de donner la vie !
Je profite donc des ces moments précieux, des premiers instants en tête à tête avec elle,  impossible de me reposer, je ne peux pas, je suis trop excitée, pas envie de la quitter des yeux et vraiment impatiente que l’autre moitié de la famille arrive !

Les voilà enfin, Soléane entre et semble très intéressée par sa petite sœur ! A l’air fatiguée mais de meilleure humeur que lorsque l’on s’est quittées.
Un gros câlin maman et bisous et câlin avec Enaée, puis bisous, puis câlin….
Super !! Elle est ravie ! Je le suis moi aussi.
Je la regarde contempler sa petite sœur avec ses yeux pétillants, curieux et plein de fierté !
Première co-tétée ! Elle lui donne la main, c’est trop beau ! Je suis comblée ! C’est le cœur plein d’amour que je les regarde toutes les 2.
Une belle relation de complicité qui commence.
Merci mes filles, vous êtes mes rayons de soleil, la vie est encore plus belle depuis que vous êtes là !

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Re: le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

Message par matou - Anaëlle le Mar 3 Sep - 16:31

merci pour ces récits intenses! et je suis heureuse que tout le monde aille bien.
j'ai aussi co allaité et quand je vois la complicité de mes ainés sunny 
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Re: le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

Message par IlonaG le Mer 4 Sep - 22:23

Je n'ai lu que le 1er, la suite un autre jour car il est tard. Je suis émue et ... je ne sais pas comment qualifier ça, mais franchement c'est une honte ! Suite à la naissance de ma 2ème, je bondissais dès qu'on me touchait le périnée, même très doucement, alors j'imagine ! Et on m'a anesthésiée pour faire la révision utérine, ça s'est très bien passé, et on m'a expliqué les choses ! Bref...Je sais avant de lire le récit que le 2ème était bcp mieux, j'ai hâte de lire les détails ! Bises !

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Re: le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

Message par IlonaG le Ven 6 Sep - 9:47

2ème lecture faite. Une naissance, c'est tellement magique et tellement intense ! Félicitations pour ton courage, c'est chouette que tu aies vécu une expérience + positive.

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Re: le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

Message par dionia le Ven 6 Sep - 11:27

merci les filles pour vos commentaires I love you I love you
En fait ce sont les récits que j'ai rédigés pour moi et ne les ai pas retouchés avant de les mettre ici, dslée il y a bcp de détails et ils sont très longs!! J'avais envie de les partager, merci de les avoir lu Smile 


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Message par IlonaG le Ven 6 Sep - 12:22

C'est très bien ainsi, moi aussi je fais long en général (j'ai rédigé mon 2ème accouchement pour moi et il y en a 6 pages tapés à l'ordi !! Je ne vous ai fait qu'un résumé ! Je voulais conserver tous les détails et sentiments dont je me souvenais, ben oui, il y aura quand même certaines choses d'oubliées)

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Message par dionia le Ven 6 Sep - 12:29

c'est ça, j'avais aussi envie de conserver tout ça, et je dois dire qu'au bout de 3ans, pour soléane, il n'a pas été difficile de me les remémorer, alors que j'ai plutôt essayer de "l'oublier" enfin les plus mauvais.
Je suis contente de l'avoir fait et ça m'a même fait du bien Very Happy 

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Message par dionia le Ven 6 Sep - 12:38

en fait je voulais surtout le faire pour le deuxieme, mais une de mes amie m'ayant raconter son accouchement m'a demandé d'en faire autant, et c'est comme ça que ça a commencé. Je me suis rendue compte que j'allais bcp ds les détails que je n'arrivais pas à faire autrement, alors je me suis mise à écrire et écrire, et bcp d'émotions sont remontées puis à la fin j'ai senti un vrai soulagement alors je me suis lancé ds le récit du 2eme que j'avais dejà fait a la mater mais en le racontant à Enaée sur un carnet que je lui donnerai bien plus tard. Ceux ci sont pour moi.
La question que je me pose est comment en faire autant pour soléane, lui raconter sa naissance sans que ça ne la choque?

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Re: le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

Message par dionia le Ven 6 Sep - 12:55

oui mon deuxième accouchement m'a réconciliée avec l'accouchement lol.
J'ai dejà des idées pour le 3eme, j'ai le temps d'y réfléchir...
Ce qui est sur c'est que si tout se passe bien il sera filmé, j'ai comme une frustration de ne pas voir, et même si je suis là bien consciente de ce qui se passe, je suis comme ds un état absent aussi, alors si ns filmons je pourrais me voir, ça parait pt être bizarre.

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Re: le récit de mes 2 accouchements, attention c'est super long

Message par IlonaG le Ven 6 Sep - 22:10

Je comprends ton envie de filmer. Avant, je trouvais que c'était spéc, je n'aurais jamais imaginé qu'on me filme, je trouvais que c'était trop intime et spécial. Mais après la naissance de Lilwenn, j'aurais aimé pouvoir revoir tout ce qui s'est passé, et je suis sûre que je serais étonnée...(et émue bien sûr), c'était tellement chouette que je voudrais pouvoir revisualiser ce moment et voir aussi les choses autrement, me voir et savoir ce qui se passait autour de moi. Sinon, j'ai demandé à mon mari et à ma belle-soeur qui étaient présents d'écrire aussi ce qui c'était passé de leur point de vue. Ainsi j'ai appris plein de choses, des petits détails et comment ils avaient vécu les choses. C'était très complémentaire de mon récit ! Et nous avons invité les pompiers, qui nous ont aussi un peu raconté, c'était chouette ! C'était d'ailleurs marrant car la 1ère chose qu'un des pompiers m'a dit c'est "j'ai tout oublié ! ...enfin presque !" tellement ce fut un moment fort pour eux aussi.
C'est sûr que c'est délicat pour Soléane. Je pense tout de même que c'est important quand elle sera suffisamment grande (peut-être adulte, je ne sais pas quand sera le moment) qu'elle sache. Car d'une certaine façon, elle le sait déjà, et si les choses ne sont pas exprimées, il est possible qu'elle ait des craintes importantes d'accoucher par exemple sans comprendre d'où ça vient, ou que cela s'exprime autrement. Enfin, c'est ce qu'on m'a déjà dit. Et j'y crois d'après les expériences que j'ai déjà eu. Donc je dirais, attendre qu'elle soit prête et en discuter, ne pas donner le récit "de façon brute". Et rien n'empêche de lui raconter + tôt sans mentir mais sans aller dans les détails "choquants".

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